Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

A vélo sur le circuit de Formule 1 de Montréal

A vélo, jusqu'à la biosphère

Day 12. Nous sommes arrivés à Montréal alors que la fête du quartier gay battait son plein. Et nous la quittons avec la Gay Pride. Montréal est une cité qui a incontestablement le sens de l'animation. Notre hôtel de la rue Saint-Denis n'était pas le must, mais il était admirablement situé à la portée du Vieux-Montréal, du Vieux-Port, de la rue Sainte-Catherine qui fourmille de commerces et du centre-ville. On n'est pas près d'oublier les borborygmes du gars qui servait le petit-déjeuner en contrôlant le nombre de croissants et de jus d'orange comme un douanier zélé.

La biosphère est tout d'abord étonnante par son architecture: elle est enfermée dans une bulle de tubes d'acier. Elle ressemble à une boule de pétanque transparente. Le musée avertit les visiteurs des dangers qu'encourt la planète en raison de la pollution et de la surconsommation. C'est très bien conçu, mais cela n'a pas manqué de m'interpeller : les Américains ont encore beaucoup à faire. J'ai vu très peu d'éoliennes à ce jour alors qu'elles se prêtent à leurs grands espaces. Les panneaux photovoltaïques sont quasi inexistants, du moins dans les régions que nous avons traversées. La climatisation est partout. Certes son usage me paraît plus raisonnable au Canada qu'aux USA, mais le contraste entre l'intérieur et l'extérieur me vaut aujourd'hui un mal de gorge. Je crois cependant que le jour où les Américains décideront de prendre le problème à bras-le-corps, les avancées seront spectaculaires. Ils ont une telle puissance de feu et un tel sens de la discipline. Mais il est vraiment temps, comme le prouve le contenu de la biosphère.

Valentine

Après l'île Sainte-Hélène, nous avons emprunté la passerelle jusqu'à l'île Notre-Dame, où le circuit automobile de Formule 1 "Gilles Villeneuve" est aujourd'hui squatté par les cyclistes et les adeptes du roller. C'est un espace dédié aux loisirs. Le retour s'est fait par le pont Jacques Cartier qui ressemble un peu de par sa structure métallique à celui de Brooklyn. L'emprunter à vélo sur une piste spécialement sécurisée était grisant. Décoiffant même, puisque j'ai failli y laisser ma casquette emportée par le vent dans le fleuve Saint-Laurent. Maxime et moi aurions encore voulu pousser une pointe jusqu'au stade olympique, mais Marie-Christine et Valentine avaient les jambes en coton. L'effort fut récompensé par une glace au Vieux-Port. Parmi les parfums: le chocolat belge. On le voit partout. La Belgique est encore représentée par la Leffe ou la Stella. Les Canadiens et les Américains apprécient nos spécialités, même si ce sont les plus caricaturales.

Le stade olympique de Montréal

La voiture nous attendait dans le parking de la bibliothèque, où elle est restée toute la durée de notre séjour montréalais. Elle n'est pas nécessaire si on reste dans la périphérie immédiate du centre-ville, où se concentrent toutes les animations et l'essentiel du patrimoine. Avant de prendre l'autoroute vers Québec, nous avons fait un détour par le stade olympique. J'y tenais vraiment, car la première fois que j'ai entendu parler de cet événement sportif majeur, c'était en 1976, lors des Jeux de Montréal. Alors que j'étais encore gamin, j'avais été séduit par l'architecture des lieux à la télévision. C'était l'époque du regretté Ivo Van Damme qui avait obtenu deux médailles d'argent en athlétisme. Les J.O. de Montréal sont à l'origine de ma passion pour le sport comme la coupe de monde de foot en Argentine. J'ai été un peu déçu par l'environnement autour du parc olympique qui m'a semblé désert. Peut-être est-ce dû à la période estivale.

Je termine ces quelques lignes à Québec après trois heures de voiture (les GPS américains n'affichent ni les kilomètres, ni les miles qui restent à parcourir, mais bien la durée du trajet). Nous n'avons vu que le périphérique où se situe notre hôtel, mais les dépliants touristiques de l'accueil donnent un avant-goût prometteur. Nous avons toute la journée de demain pour découvrir la seule ville fortifiée d'Amérique du Nord, bastion de la culture francophone sur le nouveau continent. Sur le plan communautaire, j'ignore si les anglophones et francophones ont les mêmes relations compliquées que celles entre flamands et wallons chez nous, mais je suis surpris très positivement par le bilinguisme des jeunes qui passent du français à l'anglais avec une aisance déconcertante. Encore un exemple à méditer.

J'arrête ici, car à la télé, on diffuse les Simpson en français du Québec. Doublement fun.

Montréal est une ville cyclable en dépit de son gigantismeMontréal est une ville cyclable en dépit de son gigantismeMontréal est une ville cyclable en dépit de son gigantisme
Montréal est une ville cyclable en dépit de son gigantismeMontréal est une ville cyclable en dépit de son gigantisme

Montréal est une ville cyclable en dépit de son gigantisme

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article