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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Exclusif : Maxime enlevé par une bande de danseurs d'Harlem à Central Park

Max et les artistes de Central Park
Max et les artistes de Central Park

Days 21 et 22. Rassurons la famille et les amis : Maxime va bien. Il n’a été enlevé que provisoirement et pour la bonne cause. Il a en effet été choisi par une bande de danseurs et rappeurs d’Harlem pour participer à un show dans Central Park. Ils ont sauté plusieurs fois au-dessus de lui de manière spectaculaire pour le plus grand plaisir du public qui s’était rassemblé autour d’eux. Central Park est le lieu de détente des New-yorkais : ils y font leur jogging – j’avais d’ailleurs emporté mes baskets et un short dans mes valises pour courir dans cet espace vert mythique, mais j’étais trop fourbu – et ils profitent des différents spectacles en flânant. Musique de chambre, saxophoniste, violoniste, rappeurs, etc. Il y en a pour tous les goûts.

Le show des danseurs d’Harlem était à la hauteur de l’endroit. Ils ne cessaient de plaisanter sur leurs origines, comme quoi la question raciale reste sensible aux États-Unis. Ils n’ont donc pas racketté Maxime, mais ils lui ont permis de vivre un moment qu’il n’est pas près d’oublier, tout comme Valentine gardera le souvenir de sa prestation au piano dans le parc de Montréal. Pas de jaloux.

Au Metropolitan Museum of art
Au Metropolitan Museum of art

Notre promenade dans Central Park nous a conduits au Metropolitan Museum of Art, un musée qui selon le guide touristique, n’a rien à envier au Louvre ou au British museum. Le livre n’avait pas tort : le musée abrite une des plus belles collections de peintures européennes. J’avais déjà été séduit par les impressionnistes du musée de Washington, mais là, j’ai été plus que servi : Matisse, Van Gogh, Toulouse-Lautrec, Degas, etc. J’ai adoré le tableau de Cézanne qui représente la montagne Sainte-Victoire où j’allais me promener avec mes amis lorsque j’étais étudiant Erasmus à Aix-en-Provence il y a 25 ans. Il y en avait un similaire au musée de Washington, mais il était moins représentatif. Le Metropolitan est immense au point que nous avons failli ne plus nous retrouver après s’être séparés pour visiter les salles qui nous plaisaient. Maxime tenait absolument à voir la partie réservée aux instruments de musique. Je me suis encore attardé sur l’exposition picturale consacrée à la guerre de Sécession.

La qualité des collections contrastait avec le kitch de la tour Trump que nous avions visitée plus tôt dans la matinée. L’atrium est habillé de marbre d’Italie avec une chute d’eau de 24 m de hauteur. Cela ferait too much en Europe, mais dans le contexte new-yorkais, la magie opère.

Le musée Guggenheim
Le musée Guggenheim

Avant de regagner le lac du parc pour une dernière vue sur les tours de Upper West Side, nous avons fait un passage devant le musée d’art moderne Guggenheim à la rondeur blanche et rassurante. Les enfants ont tenu à voir l’entrée du musée américain d’histoire naturelle qui a été popularisé par « une Nuit au musée ». « Tu te souviens du dinosaure du film ? » glissa un papa afro-américain à son fils après avoir franchi les portiques de sécurité. Le cinéma influence la plupart de nos visites : on a envie de passer là où ont été filmées les plus belles scènes du cinéma américain. Central Park rappelle d’ailleurs Woody Allen. Et impossible de ne pas penser à Spiderman lorsqu’on se promène entre les gratte-ciel.

Depuis l'Empire State Building
Depuis l'Empire State Building

La journée s’est terminée par la visite de la tour la plus emblématique de New-York : l’Empire State Building. Pas de longue file comme je le craignais, mais un personnel très sympathique qui n’hésite pas à plaisanter avec les visiteurs. La vue est évidemment sublime, mais l’intérieur du bâtiment n’est pas mal non plus : la décoration rappelle les années 20-30, au cours desquelles l’édifice fut érigé.

Nous avons eu la chance de voir le soleil se coucher sur la ville, qui s’est illuminée progressivement. C’est là que l’on vit – dans le sens de vivre - pleinement toute la démesure de Big Apple. Ce ne fut pas facile de faire des photos des différents panoramas tant les visiteurs se bousculent sur le pourtour. Mais on en a quand même pris plein la vue. Maxime était aux anges, lui qui rêvait de gravir l'immeuble. J’ai même été surpris par toutes les connaissances qu’il avait accumulées sur la tour, comme le fait que les ingénieurs se sont dépêchés pour terminer la construction afin d'échapper à la taxe que la municipalité voulait instaurer sur les loyers des immeubles.

Issues de secours
Issues de secours

Autant j’ai été séduit par l’Empire State Building, autant j’ai été déçu par l’immeuble des Nations-Unies que je tenais absolument à faire découvrir aux enfants parce que c’est en partie là que se joue l’avenir du monde. Mais j’ai trouvé qu’il ressemblait à « un grand machin » pour reprendre l’expression du général De Gaulle.

C’était mardi, notre dernière balade matinale à New-York. Je m’étais levé un peu plus tôt que Marie-Christine et les enfants pour respirer la mégalopole au petit jour. Times Square m’est paru bien différent que le soir de notre arrivée. Plus respirable en tout cas. J’ai aimé photographier les petites tables et chaises, vides à cette heure-là, que la mairie laisse à la disposition du public pour profiter des images sur les écrans géants. Je suis curieux de voir ce que vont donner les travaux qui sont en cours le long des trottoirs de Times square. En flânant dans Broadway, j’ai regretté de ne pas avoir voulu aller voir un spectacle de music-hall, comme l’avait suggéré Marie-Christine, tant les affiches étaient alléchantes. Une bonne raison de revenir à New-York.

Times Square au petit matin
Times Square au petit matin

Après avoir bouclé les valises, après une pointe, décevante, jusqu’aux Nations-Unies et après avoir raté la grande horloge de la gare centrale, une dernière halte s’imposait : l’arrêt shopping. J’ai enfin trouvé la chemise en jeans que je cherchais au OMG (Oh My God, en langage jeune) de Broadway, en face du Novotel. La carte Visa a chauffé pour la dernière fois, mais les affaires étaient effectivement bonnes, comme me l’avait conseillé une amie sur Facebook. Times square a retrouvé son agitation habituelle peu avant midi. « La première fois, c’est bien », m’a confié Maxime. « Mais cela devient vite fatigant ». Ouf, c’est un jeune qui le dit. Marie-Christine et moi, qui nous nous étions sentis immédiatement oppressés, ne sommes pas aussi « vieux c… » que cela…

Un hot-dog à l'américaine
Un hot-dog à l'américaine

Nous avons terminé notre périple américain par deux incontournables : le hot-dog acheté auprès d’un marchand ambulant au coin de deux gratte-ciels et le retour à l’aéroport en taxi jaune. J’aurais bien voulu tailler une dernière bavette dans mon mauvais anglais avec le chauffeur, mais il n’était guère bavard ; il préférait râler sur les voitures qui n’avançaient pas et donner de multiples coups de klaxon. C’est dommage parce que jusqu’alors, tous les New-yorkais rencontrés m’étaient apparus plutôt sympathiques et affables. Il nous a conduits à bon (aéro) port, c’est le principal.

Je termine donc ces quelques lignes comme j’avais commencé ma première note sur notre périple américain : au-dessus de l’Atlantique, à bord d’un avion de British Airways. Altitude : 37.000 pieds ou 11.277 mètres. Vitesse : 1064 km/h. Température extérieure : - 55 degrés. Vol BA 112. Vol retour.

Ainsi se referme mon carnet de voyage.

The end

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