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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Québec, une ville carte postale, joli compromis entre l'Europe et l'Amérique

La terrasse Dufferin qui domine le fleuve Saint-Laurent

Day 13. Québec, c'est un peu back to Europe. J'avais écrit que Washington avait un profil européen par son ambiance. Québec l'a aussi, mais surtout par sa configuration urbanistique. La ville s'est construite autour d'un cœur historique qui n'a rien à envier à ses consœurs d'Outre-Atlantique. Le promontoire qui domine les fleuves Saint-Laurent et Saint-Charles est de toute beauté. Québec est une ville carte postale. La pierre a un peu de l'éclat de la Rochelle ou de Saint-Malo, d'où sont probablement partis les marins qui ont colonisé la Belle Province. Nous nous sommes garés à la rue Saint-Paul pour remonter à pied la basse ville jusqu'au château Frontenac qui est écrasant de beauté. Comme dans les vieilles villes européennes, il y a des artistes partout qui improvisent des spectacles ou des concerts. Cela fait penser à Montmartre mais en plus organisé. Pas de funiculaire en dépit de l'insistance des enfants. Quelques volées d'escaliers: rien de tel pour mesurer la beauté d'une cité qui a quand même près de cinq siècles d'histoire américano-européenne depuis que Jacques Cartier y a accosté en 1535.

Le coeur du Vieux-Quartier

La balade le long de la terrasse Dufferin, toute de planches couverte, offre un panorama sublime sur le fleuve. Nous avons ensuite emprunté la promenade des Gouverneurs jusqu'aux fortifications. Le coup de canon de midi a fait sursauter Valentine qui a cru à un attentat terroriste. La descente nous a conduits à l'Hôtel du Parlement du Québec, où l'entrée principale est garnie d'une superbe statue qui représente une famille indienne. Détail amusant: les parcs autour de la fontaine centrale sont dotés de jardins, où poussent des pommes cerises, des haricots, des choux, etc. C'est comme si on cultivait des carottes et des pommes de terre dans le parc royal de Bruxelles. Le cœur historique est tellement grand qu'on a peur de passer à côté de quelque chose. Marie-Christine et les enfants ont apprécié Québec, mais ils préfèrent l'originalité de Montréal. C'est vrai que la capitale de la Belle Province fait fort européenne, mais elle ne dénote pas du tout dans le gigantisme américain.

Lors de notre pause crème glacée, nous avons taillé une bavette avec le serveur, un Français originaire des Alpes qui s'est installé au Canada pour les beaux yeux d'une Québecoise. Il n'est pas près de retourner en Europe. La ville de Québec est un beau compromis entre les deux continents.

Une vue sur le fleuve Saint-Laurent

La journée a été chaude aujourd'hui. Près d'une trentaine de degrés. Les enfants ont voulu tester la piscine de l'hôtel qui se situe à quinze minutes du centre. Marie-Christine et moi avons fait quelques courses pendant ce temps-là. Nous pensions faire une lessive, mais le GPS nous a conduits tout d'abord dans la rue des Blaireaux qui était une impasse - la rue des Ratons-laveurs aurait mieux convenu -, ensuite à une laverie industrielle. On attendra le retour aux USA pour les vêtements propres. Le passage au Walmart m'a encore interpellé sur les carences écologiques des nord-américains. Tous les trois articles, la caissière nous donnait un sac en plastique. Cela me renvoyait à la biosphère de Montréal, où pratiquement toute une salle était consacrée à la pollution des océans par les substances en plastique. Par contre, les Canadiens ont comme les Américains le sens du civisme: pas un caddy ne traîne sur le parking du supermarché alors qu'aucun n'est muni de système avec des pièces, comme en Europe.

En face de l'hôtel du Parlement

Demain, c'est le retour aux USA, le long de la côte du Maine. Auparavant, nous espérons faire une halte au site Huron, un espace qui raconte la vie des Amérindiens sur cette partie du nouveau continent. Ce sont un peu les oubliés de l'histoire. Québec ne tire-t-il pas son nom du mot algonquin "Kébec" qui signifie "le fleuve qui se resserre"?

Québec, une ville qui se prête à la promenade avec de solides montéesQuébec, une ville qui se prête à la promenade avec de solides montées
Québec, une ville qui se prête à la promenade avec de solides montéesQuébec, une ville qui se prête à la promenade avec de solides montées

Québec, une ville qui se prête à la promenade avec de solides montées

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