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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Quelque chose en nous de Pennsylvanie

Une Chevrolet captivante...
Une Chevrolet captivante...

Day 6. C'est fait : j'ai roulé mes premiers kilomètres en voiture aux États-Unis. 470 exactement entre Washington et Painted Post dans l'état de New-York. Cela signifie traverser la Pennsylvanie de part en part. Chercher la voiture a été une aventure: une heure au moins pour trouver l'agence de location après la sortie du métro à l'Union Station, la gare ferroviaire de Washington. Une règle à ne pas oublier: une longue chaussée se divise toujours en deux, une partie vers l'ouest, l'autre vers l'est. Et si vous vous trompez de sens en dépit des indications (sw, se ou ne, nw), vous êtes bon pour remonter toute la rue à pied après avoir cru sonner au bon numéro. C'est ce qui nous est arrivé pour le 50 de l'avenue du Massachussets, l'agence de location se trouvant tout simplement dans la gare.

Nous avons hérité d'une belle Chevrolet captiva de couleur noire. "Une voiture du FBI", a plaisanté mon beau-frère. Les tout premiers kilomètres? Plus faciles que je ne le craignais. 0n s'habitue vite aux feux qui se trouvent de l'autre côté du carrefour, contrairement à l'Europe, aux miles, aux chiffres des rues et à la boîte automatique du véhicule. On m'avait dit que les Américains roulaient cool. Pas tout à fait vrai. Du moins à Washington.

Lors de la traversée de la Pennsylvanie
Lors de la traversée de la Pennsylvanie

Les conducteurs sont comme ceux de toutes les capitales du monde: ils se jouent des limitations de vitesse, même si ce n'est ni Paris, ni Rome. J'étais bien le seul à les respecter sur le ring de Washington DC. Mais une fois passé le cap de la grande ville, la conduite devient effectivement plus douce si pour autant on ne change pas trop souvent de file. Bien garder sa file! J'ai mis le "cruise control" à la limite de la vitesse autorisée, le plus souvent 55 miles/h (90 km/h environ) ou 65 miles/h (105 km/h environ) sous un air de country (99,9 FM). Et nous aurions pu transformer la chanson de Johnny Halliday en "quelque chose en nous de Pennsylvanie".

Comme nous avons démarré relativement tard de Washington, nous n'avons pas pu musarder en route. C'est ce que le Tour de France appellerait une étape de transition. Réputé pour être industriel, l'état est pourtant très vert, surtout le long du fleuve qui traverse la partie centrale, le Susquehanna. Nous avons eu le temps d'apercevoir un amish dans sa carriole tirée par un cheval. Les Amish sont issus d'un groupe religieux qui refuse les avancées du monde moderne: ni voiture, ni électricité. C'est le très beau film "Witness" avec Harrison Ford qui les a popularisés. La pluie s'est invitée pour la première fois depuis notre arrivée sur le sol américain, à la hauteur d'un stade de base-ball, mais elle s'est vite dissipée après un passage montagneux.

Le stade de base-ball
Le stade de base-ball

L'Econo Lodge est notre premier hôtel. Avec l'inévitable Bible dans le tiroir de la chambre. Typiquement américain. Tout comme le grand magasin Walmart ouvert 24h sur 24. Un collègue m'avait invité à en visiter un pour mesurer son gigantisme. Il n'avait pas tort. On pourrait rentrer dans celui de Painted Post, une ville de taille moyenne, pratiquement tout le premier étage du V2 de Villeneuve-d'Ascq. On y trouve de tout et dans tous les formats. On a jeté notre dévolu sur une salade à emporter, dont le prix dépassait à peine 3 $. Pratique et économique. On y a aussi croisé des gens, disons, pour rester "politically correct", très enveloppés. Beaucoup plus qu'à Washington en tout cas. Nous sommes bien dans l'Amérique profonde.

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