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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Cadaquès pour se remettre de mon pataquès cycliste

Cadaquès, au nord de la Catalogne.
Cadaquès, au nord de la Catalogne.

Deuxième balade à vélo au cours de mon séjour espagnol. Direction la mer cette fois après la première dans les Pyrénées centrales. L'Escala, plus précisément, que m'a conseillé Clément, un ancien collègue de Nord Éclair Mouscron. J'ai quitté Camallera vers 10h15 sous une chaleur acceptable. Le vent venu de la mer rendait même les premiers coups de pédale très agréables. Une vingtaine de kilomètres, c'est théoriquement une paille pour un cyclo-sportif. En effet, le trajet jusqu'à l'Escala via Vilopriu, pourtant légèrement surélevé, fut relativement facile. L'Escala est telle que mon collègue l'avait décrit : agréable, aérée et tout de blanche vêtue. Une station balnéaire familiale qui repose sur un léger promontoire rocheux. J'ai pris un deuxième selfie devant la plage déjà bien remplie en matinée, après le premier dans les montagnes d'Aragon, pour bien prouver mon exploit cycliste - ô vanité (bis).

Selfie cycliste à l'Escala.
Selfie cycliste à l'Escala.

Le retour fut, disons, un peu plus compliqué. J'ai voulu prendre un autre chemin pour découvrir d'autres coins de la campagne maritime de la Costa Brava. J'ai même acheté une carte à l'office du Tourisme. Autant les routes sont bien entretenues en Catalogne, autant les panneaux indicateurs sont peu nombreux ou trop petits, du moins à mon goût. Je me suis égaré le long de la côte, du côté de Riells, où je suis tombé sur d'immenses terrains de camping.

Lorsque j'ai enfin trouvé le bon chemin de retour, j'ai voulu emprunter un raccourci qu'indiquait la carte. Mauvaise idée. Je n'ai jamais trouvé le village de Garrigoles censé me faire gagner quelques précieux kilomètres sous la chaleur devenue plus étouffante en début d'après-midi. Je me suis retrouvé sur un sentier normalement dévolu au VTT. J'ai bien cru que mon tout neuf Cannondale allait succomber ou, au mieux, crever sous les pierres et les cailloux. Je m'arrêtais de temps en temps pour profiter de la fraîcheur des pinèdes et surtout récupérer des innombrables montées et descentes gravillonnées.

Pause vélo à l'Escala.
Pause vélo à l'Escala.

J'ai bien cru que je me perdrai à jamais dans le massif catalan. Le village de Ventallo fut mon salut. Et mon arrêt cycliste, car j'appelais Marie-Christine pour me récupérer en voiture. Mon "raccourci" m'avait éloigné de mon lieu d'arrivée. Il m'aurait bien fallu un ventilateur à Ventallo. Je me contentais de l'eau de la fontaine du village. 60 km au compteur quand même. Les derniers à vélo de mon séjour espagnol.

Cataquès, un parfum d'île grecque.
Cataquès, un parfum d'île grecque.

Une douche salvatrice plus tard, nous décidons de prendre la route, en auto, vers Cadaqués. Avec une promesse: manger une paella pour me faire pardonner d'avoir fait attendre toute la famille après mon aventure cycliste. Cadaqués. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours envie de dire pataquès. Sur le chemin, dont les derniers kilomètres s'apparentent à ceux d'un col en haute montagne, nous avons croisé énormément de voitures françaises et belges. La frontière est à une vingtaine de kilomètres de la France. On capte plus facilement les stations de radio françaises. C'est toujours mon ex-collègue Clément,qui m'a conseillé la petite cité balnéaire aussi accrochée à un rocher. Il avait raison.

Sur le sentier côtier.
Sur le sentier côtier.

Sur le sentier côtier.

Sangria, of course.
Sangria, of course.

Cadaquès n'est pas sans me faire penser aux cités des Cyclades, les îles grecques, que j'ai parcourues lorsque j'avais 21 ans. Des maisons blanches, avec des lasures bleues, des ruelles étroites et caillouteuses, de charmantes petites criques (des cala en catalan). Et des galets sur lesquels on peut s'écorcher les pieds si on ne dispose pas de sandales pour avancer dans l'eau. J'ai aussi mis en garde les enfants contre les oursins qui n'avaient pas épargné un de mes compagnons d'aventure lors de mon périple grec. Seul Mila a pu se baigner totalement. Elle n'a pas manqué de mouiller quelques jeunes Catalans en s'ébrouant sur la plage. Petit moment de gêne. Mais "les victimes" de Mila étaient heureusement plutôt sympas.

Le perroquet du resto Mos.
Le perroquet du resto Mos.

Comme promis, une paella a salué notre passage à Cadaquès. Le restaurant Mos, qui a la particularité d'abriter un superbe perroquet (qui ne s'appelle pas Kate, mais Harry). Le menu, paella comprise, était à 24 euros par personne. La paella était géante. Et excellente. La prochaine fois, nous jetterons notre dévolu sur un plat plus typiquement catalan. La paella, c'est trop espagnol. Nous avons repris la voiture après avoir écouté quelques morceaux de musique régionale dispensés par un trio sur la plage. 15,5 euros pour cinq heures de parking, parking où les panneaux conseillent de vous rendre afin d'éviter l'engorgement de cette très jolie cité, où Salvador Dali a aussi eu une maison. Les lacets du retour m'ont fait davantage tourner la tête que la sangria.

Cadaquès est mon deuxième coup de cœur catalan. Barcelone, c'est pour demain à la grande impatience de Valentine. La cité de Gaudi sera très certainement sur mon podium.

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