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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Girona, la belle de Catalogne

La belle de Girona.
La belle de Girona.

Deuxième semaine espagnole. Direction: la Costa Brava, en Catalogne. Impossible de ne pas se rendre compte que nous sommes bien en Catalogne. Le drapeau est présent partout. La Senyera, c'est son nom. Rayures jaunes et rouges. Il est souvent doté d'une triangle bleu doté d'une étoile. L'Estalada, l'étoilée, qui symbolise l'aspiration à l'indépendance. Nous l'avons vu accroché sur des flancs de colline dès notre passage de la province d'Aragon en Catalogne. Nous avons même été dépassés par plusieurs voitures qui portaient, à côté de la plaque d'immatriculation, le sigle CA pour Catalogne et non le traditionnel E pour Espagne. J'ai vu autant de CA en deux heures de route que de VL pour Vlaanderen en toute une vie en Belgique, alors qu'une partie de la Flandre aspire aussi à l'indépendance.

La question de l'identité est sensible. Évitez de l'aborder, nous conseille la petite brochure touristique que nous nous sommes procurée avant notre départ. Il y avait un véhicule avec le sigle CA juste devant la maison de Camallera où nous logerons toute la semaine, mais j'ignore encore s'il appartient à nos hôtes, un couple charmant par ailleurs qui nous avait préparé une omelette espagnole pour nous remettre de nos quatre heures de voyage depuis Casa Mur de Alujan. Il y avait aussi trois bières San Miguel dans le frigo. Que du bonheur. La demeure est charmante, décorée avec goût. Plus moderne et plus lumineuse que notre gîte de la semaine précédente. J'aime le trompe-l’œil au bout de notre lit.

Camallera est situé à une douzaine de kilomètres de la côte. La cité balnéaire la plus connue et la plus proche est L'Escala. Le village n'a pas un grand intérêt patrimonial, mais la place principale ne manque pas de charme. Un petit commerce de fruits et légumes a une façade qui vaut un détour à pied. La corniche est garnie d'un chapelet de nids d'hirondelles, des oiseaux qui se plaisent décidément bien en Espagne.

La cathédrale et sa volée d'escaliers.
La cathédrale et sa volée d'escaliers.

Par crainte de marcher les uns sur les autres, en raison de la chaleur qui incite à mettre les pieds dans l'eau, nous avons évité la plage le premier jour sur notre nouveau lieu de villégiature. Nous avons préféré une visite à Gérone, Girona en espagnol, pardon en Catalan. Elle est le chef-lieu de la province qui porte le même nom. J'ai eu un véritable coup de foudre. La cité n'est pas sans me rappeler deux autres villes que j'adore : Aix-en-Provence par le dédale de ruelles en pente et le nombre de fontaines, dont des dauphins, et Florence par l'utilisation qui est faite de la rivière, le riu Onyar, élément architectural à part entière de la cité, exactement comme l'Arno en Toscane. Evidemment - et heureusement - le style est différent : plus de couleurs pour les façades, particulièrement le long du cours d'eau, et plus de blancheur pour les édifices religieux - une cathédrale immense et une basilique imposante, pratiquement côte à côte. Une muraille permet au visiteur d'épouser les contours de la cité en prenant de la hauteur.

La place de l'indépendance.
La place de l'indépendance.

Avant de visiter la cité, nous avons cassé la croûte sur la place de l'Indépendance. Rien à voir avec l'indépendance catalane par rapport à l'Espagne. La statue qui trône au milieu symbolise la lutte contre les Français de 1808 à 1814. Je conseille le restaurant l'Aztan. Le personnel est très agréable. Les parasols diffusent même de légères gouttelettes d'eau. Inestimables par temps caniculaire. Prix raisonnable: 77,5 euros pour quatre mets, tapas et boissons comprises. Le tartare de saumon réhaussé de fraises est un délice. Idéal avant une balade dans la vieille ville, que Napoléon a assiégée pendant sept mois.

Les façades colorées le long du riu Onyar.
Les façades colorées le long du riu Onyar.
Les façades colorées le long du riu Onyar.

Les façades colorées le long du riu Onyar.

Le pont Peixaleries Velles.
Le pont Peixaleries Velles.

La promenade le long de la rivière s'impose naturellement. De rouge vêtu, le pont de les Peixaleries Velles est particulièrement original. La rambla de la liberté incite à prendre un café à une des nombreuses terrasses à l'ombre des arcades. Un photographe ne sait plus où donner de l'objectif tant les points de vue sont nombreux. La basilique de San Feliu et la cathédrale se visitent moyennant un prix d'entrée de 7 euros (5 pour les étudiants) valable pour les deux édifices. Le cloître roman est incontournable ainsi que la tapisserie de la création. La nef gothique est la plus large au monde après celle de Saint-Pierre de Rome. Marie-Christine a cherché une carte postale avec l'orgue, ce qu'elle fait toujours pour son frère, organiste amateur, lorsqu'elle visite un édifice religieux doté de l'instrument de musique, mais en vain. La cathédrale vaut aussi par sa vertigineuse volée d'escaliers pour accéder au parvis.

Autour et dans la cathédrale de Girona, à la nef imposante.
Autour et dans la cathédrale de Girona, à la nef imposante.
Autour et dans la cathédrale de Girona, à la nef imposante.
Autour et dans la cathédrale de Girona, à la nef imposante.
Autour et dans la cathédrale de Girona, à la nef imposante.

Autour et dans la cathédrale de Girona, à la nef imposante.

La vue sur la cathédrale depuis les remparts.
La vue sur la cathédrale depuis les remparts.

Nous aurions bien voulu visiter les bains arabes, inspirés des bains musulmans d'Afrique du Nord, mais ils étaient fermés. Les jardins dels Alemanys valent le détour par la fraîcheur qu'ils accordent aux visiteurs. Ils permettent aussi l'accès à la promenade sur les remparts où j'ai trouvé un plan de la ville qu'un touriste distrait avait sans doute laissé tomber. La cité regorge de jolies placettes où il fait bon prendre un café ou une boisson fraîche comme la place de San Domenec, où nous nous sommes attardés.

L'intolérance d'une certaine forme de nationalisme.
L'intolérance d'une certaine forme de nationalisme.

Le drapeau catalan est présent au moins sur un immeuble sur trois. Nous l'avons même vu côtoyer un tag avec "Tourists, go home". Un mauvais plaisantin, sans doute, car une Catalogne indépendante sans tourisme est une Catalogne vouée à sa perte. Quelles que soient les motivations du nationalisme, celui-ci comporte toujours une part d'exclusion.

Dans les ruelles de Gérone.
Dans les ruelles de Gérone.
Dans les ruelles de Gérone.

Dans les ruelles de Gérone.

La légende particulière de la lionne...
La légende particulière de la lionne...

Nous avons terminé la balade comme nous l'avions commencé c'est-à-dire par un passage par la rivière Onyar et les jolies façades colorées des maisons qui la bordent. Valentine n'a pas manqué d'admirer le cul de la Lionne de Gérone, une statue à laquelle on accède par des marches métalliques qui font office d'escabelle. La légende prétend qu'il faut l'embrasser pour être sûr de revenir à Girona...

Il faut bien compter une journée complète, voire deux, pour profiter de tous les délices de la ville. Nous n'avons pas visité le parc de la Devesa qui, situé un peu en dehors du centre, vaut, parait-il, le détour.

Au loin, l'Escala.
Au loin, l'Escala.

Pour nous remettre des cinq kilomètres parcourus à Gérone, sous une température de près de 30 degrés, nous avons terminé la journée à la plage, près de l'Escala dont on devinait la silhouette blanche. Il a fallu marcher deux bons autres kilomètres pour trouver une plage où les chiens sont acceptés. Voyager avec Mila est un bonheur, mais cela oblige à quelques concessions. Notre chienne a en tout cas apprécié l'eau de mer. Elle ne voulait plus quitter les lieux, ni, surtout, le bâton sur lequel elle avait mis les crocs. Un très beau coucher de soleil a salué ses exploits marins.

Mila et Max, coucher de soleil et bâton à la playa...
Mila et Max, coucher de soleil et bâton à la playa...

Mila et Max, coucher de soleil et bâton à la playa...

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