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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Sur les traces surréalistes de Salvador Dali

Dali, c'est fou.
Dali, c'est fou.

C'est sur les traces de Salvador Dali (1904-1989) que nous partons aujourd'hui. Direction: Figueres, la ville où est né le peintre fou du surréalisme et où un musée lui est entièrement dédié. Gamin, je le connaissais surtout par la publicité qu'il a interprétée pour les chocolats Lanvin et pour sa célèbre moustache. De ses œuvres, je me souvenais surtout de ses éléphants aux longues pattes effilées.

Une vue de Figueres.
Une vue de Figueres.

La cité de Figueres (Figueras) elle-même m'a un peu déçu. Elle n'a pas le charme de Girona. La rambla n'est pas mal. J'ai aussi apprécié quelques placettes comme la place des Patates, mais sans plus. Il a tout d'abord fallu trouver l'office du tourisme qui a déménagé. Pas simple en dépit des indications. Nous sommes passés trois fois devant la maison natale de Dali sans nous en rendre compte. Elle n'est pas exubérante comme le fut le peintre surréaliste au cours de sa vie. La façade est même plutôt modeste. On ne choisit ni sa famille, ni son lieu de naissance. J'imagine que s'il avait pu, Salvador Dali aurait imaginé une maison aux couleurs vives et aux formes hors norme. Exactement comme l'est son musée, l'attraction-phare de Figueres. Il a ceint l'ancien théâtre municipal d'une robe rouge. La façade est parcourue de points jaunes qui symbolisent des petits pains catalans mais que l'on pourrait prendre de loin pour des étrons de chien. L'édifice est surmonté d’œufs géants.

La maison natale de Dali, et une de ses œuvres de rue.
La maison natale de Dali, et une de ses œuvres de rue.

La maison natale de Dali, et une de ses œuvres de rue.

Le musée Dali décoré à la Dali.
Le musée Dali décoré à la Dali.

Dali n'a pas conçu son musée comme un musée classique. Il s'agit d'un musée-théâtre, où aucune explication n'est fournie sur les œuvres à la demande expresse de l'artiste. Place à toutes les interprétations possibles : l'idée me plaît, l'art étant subjectif par essence. Marie-Christine a préféré rester avec Mila, car elle n'apprécie pas trop le peintre catalan qu'elle assimile, pour certaines de ses créations, à un escroc intellectuel. 14 euros l'entrée (10 pour les étudiants). Et le musée est bien ouvert le lundi, contrairement à ce que prétend Google. Le musée est véritablement original avec une espèce de rotonde au centre de laquelle trône une statue géante de femme qui surmonte un ancêtre automobile diffusant de la musique. Il y a de tout et j'ai envie d'écrire n'importe quoi: cela fait partie du personnage Dali dont la tombe est d'ailleurs scellée au milieu du musée. Personnellement j'ai apprécié ses peintures comme le portrait de sa sœur et plusieurs autres, dont des nus de dos, de sa femme Gala. Il avait une véritable maîtrise technique contrairement à ce que pourraient laisser croire certains de ses montages sculptés que n'ont pas trop apprécié Valentine et Maxime.

Quelques œuvres de Dali.
Quelques œuvres de Dali.
Quelques œuvres de Dali.
Quelques œuvres de Dali.
Quelques œuvres de Dali.
Quelques œuvres de Dali.
Quelques œuvres de Dali.

Quelques œuvres de Dali.

Salvador Dali ne laisse pas indifférent. C'est ce qui fait sa force et la force de son théâtre-musée. Une petite anecdote amusante : dans une salle où trône un auto-portrait de l'artiste, j'ai vu une visiteuse s'attarder devant la lance d'incendie enroulée derrière sa verrière de sécurité comme il s'agissait d'une oeuvre de Dali. Le gardien et moi avons échangé un sourire entendu. Cela m'a rappelé un épisode de la série télévisée Colombo dans lequel le personnage joué par Peter Falk qui enquêtait dans les milieux artistiques prend la grille d'aération d'un musée d'art contemporain pour une oeuvre d'art. Dali lui-même se serait amusé de cette anecdote.

Dans la boutique du musée, nous avons acheté une figurine en argent qui représente un éléphant aux longues pattes pour Marie-Christine qui enrichira ainsi sa collection de pachydermes. Nous nous sommes pas trop attardés à Figueres, où nous avons vu pas mal de gamins et d'ados jouer à Pokemon-Go, le nouveau jeu internet qui fait fureur et qui, paraît-il, a pour ambition de faire sortir les jeunes de chez eux. C'était un peu... surréaliste dans la ville de Dali.

La place principale de Peralada.
La place principale de Peralada.

Nous aurions pu visiter le Castell de Sant Ferran que notre petit guide dote d'une étoile ou encore le musée du jouet catalan, mais nous avons préféré nous rendre à Peralada, un village situé à 6 km au nord-est de Figueres. Nettement plus calme et aussi plus traditionnel. Le château qui accueille un casino n'était pas accessible en raison d'un festival de chants. Nous avons préféré flâner tout simplement dans les petites ruelles. Le cloître San Doménec vaut le détour. Dans le bas du village, les potagers laissent s'évader de délicieuses effluves. Les Catalans semblent cultiver les légumes avec un certain art. Différent, bien sûr, de celui de Salvador Dali. Quoique...

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