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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Berchtesgaden : nous avons préféré les papillons du Königssee au nid d'Aigle

Sankt-Bartholomä, sur le Königssee.

Sankt-Bartholomä, sur le Königssee.

Nous avons fait une infidélité à l'Autriche. L'Allemagne aujourd'hui. Il faut dire que le pays de Goethe se trouve juste de l'autre côté de la rivière Salzach que nous voyons depuis les fenêtres de notre logement à Oberndorf. Direction : Berchtesgaden en Bavière. J'avoue avoir un peu hésité à m'y rendre parce que Adophe Hitler y passait ses vacances, au "Berghof " d'Obersalzberg plus précisément. Un ami, Martin Bormann, lui avait même fait construire un centre de conférence à 1834 m d'altitude : le fameux Nid d'Aigle inauguré le jour du 50ème anniversaire du dictateur. Mais la région ne se résume pas à ce sinistre personnage. Enclavée au milieu de la grandiose chaîne de montagnes du Watzmann, elle recèle de trésors naturels de très grande beauté qui font partie d'un parc naturel, le seul parc alpin de l'Allemagne.

L'embarcadère sur le Königssee.

Sur place, après 50 minutes de voiture, dont une quinzaine le long d'un joli torrent, nous avons quand même préféré la visite du Königssee, un lac qui ressemble à un fjord selon notre petite guide, à celle du Nid d'Aigle. Un panneau nous apprend que Romy Schneider a passé onze années de son enfance dans le village adjacent de Schönau. Cela a achevé de nous convaincre. Entre la sublime actrice et l'affreux moustachu, il n'y a pas photo. Précisons que toute trace du passage du Führer a été effacée. Un centre de documentation rappelle toutes les horreurs du Troisième Reich. Le "Berghof" a été entièrement détruit pour éviter la récupération par des nostalgiques. Le Nid d'Aigle subsiste, mais il a été transformé en un site panoramique qui par temps clair, permet de voir le paysage jusqu'à 200 km.

L'eau du lac est potable.

Königssee. Uniquement accessible par bateau. Il faut garer son véhicule sur un immense parking aménagé (5 euros la journée). Avant d'arriver à l'embarcadère, il faut parcourir toute une ruelle jalonnée de boutiques à souvenirs, véritable piège à touristes. On peut soit louer une barque pour découvrir le lac à la force des bras, soit embarquer dans des bateaux-mouches électriques. Nous avons privilégié la deuxième solution car nous voulions préserver nos forces pour une balade à pied dans la montagne, une fois débarqués à Sankt Bartholomä, le hameau reconnaissable par son église à toit rouge qui tranche avec le vert émeraude du lac. Il faut compter 14,80 euros pour un billet aller-retour pour un adulte et 7,40 euros pour un enfant moins de 18 ans (et 3,50 euros pour le toutou). C'est même un peu plus si on veut aller jusqu'à l'autre bout du lac. Expérience amusante : le guide du bateau-mouche joue du bugle au milieu du lac pour faire entendre l'écho qui est parfaitement net. Un moment qu'aurait apprécié mon père, lui aussi joueur de bugle.

Königssee est un incontournable du tourisme de masse, mais il vaut incontestablement le détour. Le paysage est d'une beauté à couper le souffle. Le lac est si pur qu'on peut même boire son eau. Nous n'y sommes pas risqués, mais on veut bien croire le guide tant les eaux sont translucides. Königssee est long de près de 20 km, large d'un peu plus de 7 et profond d'environ 200 m. 

 

Des papillons à notre pause déjeuner.
Des papillons à notre pause déjeuner.
Des papillons à notre pause déjeuner.
Des papillons à notre pause déjeuner.
Des papillons à notre pause déjeuner.
Des papillons à notre pause déjeuner.

Des papillons à notre pause déjeuner.

1H15 de montée.

Nous avons fait une pause déjeuner à Saint-Barthélémy (ou Bartholomée). Des papillons bleus turquoise se sont invités. Ils étaient plus intéressés par nos chapeaux et casquettes que par notre repas, ce qui nous a valu quelques jolies photos. Même Mila a eu droit à sa minute papillon. De quoi nous mettre de bonne humeur avant de grimper jusqu'au glacier. Deux heures trente de marche avant de reprendre le bateau retour. Il avait intérêt à ne pas musarder en route, car le dernier départ était prévu à 18h30. Une belle forêt dense et fraîche a accompagné nos pas pendant trois quarts d'heure. La dernière partie était plus ardue. Il s'agissait de ne pas glisser sur les pierres humides qui longeaient le torrent jusqu'au glacier. Mila ouvrait le chemin d'une patte certaine, même si elle était plus intéressée par la recherche d'un bâton avec lequel jouer que par le paysage sublime.

A l'entrée de la grotte de glace.

La marche valait la peine : la langue de glace forme un toit au torrent qui s'y engouffre avant de descendre la vallée. Interdiction formelle de s'aventurer dans le tunnel glacé sous peine de le recevoir sur la tête. En dépit des panneaux de mise en garde, nous avons vu un jeune couple s'y aventurer (et en ressortir, fort heureusement). Prudents, nous nous sommes contentés de quelques photos dans le ruissellement glacé de l'entrée.

Nous n'avons pas traîné sur le sentier du retour. Pas par peur de rater le bateau, mais à cause de l'orage. Orage, ô désespoir. Le cinquième depuis notre arrivée en Autriche. Il s'incruste heureusement toujours en fin de journée. Aujourd'hui un peu plus tôt que d'habitude cependant. Nous sommes rentrés trempés jusqu'à la moelle. Le tonnerre en montagne est une expérience que je n'ai pas envie de revivre de si tôt. Traversées par le soleil qui a enfin fait son retour, les vitres du bateau-mouche nous ont un peu réchauffés. Mila a de nouveau usé de son charme pour séduire une gentille famille japonaise qui, pendant tout le trajet du retour, a même préféré ses yeux vairons aux eaux émeraudes du lac. Nous n'avons pas été fâchés de retrouver la voiture pour enfiler les quelques vêtements secs que nous avions emportés, dont nos imperméables... oubliés dans le coffre. J'ai pensé emprunter la route touristique alpine pour le trajet du retour, mais le ciel s'est à nouveau fait menaçant. Et au moment d'écrire ces quelques lignes, de retour à Oberndorf, il pleut à seaux au point que je crains le débordement de la rivière Salzach. Cela amuse Maxime et Valentine qui évacuent mon inquiétude des inondations d'un haussement d'épaule.

 

Sur le sentier du glacier.
Sur le sentier du glacier.
Sur le sentier du glacier.
Sur le sentier du glacier.
Sur le sentier du glacier.

Sur le sentier du glacier.

Le château de Hellbrunn.

La veille de notre escapade bavaroise, nous avons eu aussi droit à un orage en toute fin d'après-midi. C'était une journée de repos. Une étape de transition, comme dirait le Tour de France. Maxime et Valentine sont allés se baigner à Mattsee, un lac moins touristique que les autres mais qui abrite un musée consacré au constructeur automobile Porsche. Marie-Christine et moi avons préféré déguster un apfel strudel à l'auberge du coin. Après la baignade et la pâtisserie, nous avons fait un détour par le château de Hellbrunn, à 4 km au sud de Salzbourg.

Les jeux d'eau.

Pas possible de visiter l'édifice du XVIIème siècle en raison de l'heure tardive, mais nous avons profité des jardins et surtout des jeux d'eau, l'attraction majeure. C'est un spectacle (de 5,5 euros à 12,50 euros) dont vous êtes aussi les acteurs. Le guide n'hésite pas à manipuler les fontaines pour arroser les visiteurs. C'était d'ailleurs la farce préférée de l'archevêque Markus Sittikus von Hohenems qui fit aménager les jeux d'eau. Il y a même "une table princière" autour de laquelle le maître des lieux invitait les convives à s'asseoir avant de demander discrètement au maître des fontaines d'ouvrir une vanne pour faire jaillir des jets d'eau depuis les sièges. Valentine et Marie-Christine ont essayé. Leurs shorts s'en souviennent encore....

Deux journées placées sous le signe de l'eau.

Les jeux d'eau de l'archevêque.
Les jeux d'eau de l'archevêque.
Les jeux d'eau de l'archevêque.
Les jeux d'eau de l'archevêque.
Les jeux d'eau de l'archevêque.
Les jeux d'eau de l'archevêque.

Les jeux d'eau de l'archevêque.

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J
Voilà qui me rappelle de biens lointains souvenirs. Néanmoins, cela ne semble pas voir beaucoup changé depuis 1989 ;-)
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