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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Salzbourg, une ville qui ne manque pas de sel

Le pont qui relie la vieille ville à la nouvelle au-dessus de la Salzach.

Le pont qui relie la vieille ville à la nouvelle au-dessus de la Salzach.

Avant d'être la ville de Mozart, Salzbourg est tout d'abord celle du sel, d'où est d'ailleurs tiré son nom, Salz signifiant sel en français. Même étymologie pour la rivière qui la traverse et que l'on voit musarder depuis la fenêtre de notre maison vert pistache à Oberndorf. Il y a de nombreuses mines de sel qui ont fait la richesse et la renommée de la région. 

La place où se situe la Gabler bräu.

Salzbourg mérite bien plus qu'une seule journée de visite. C'est un peu avec l'idée de tâter le terrain que nous sommes arrivés sur le coup de 13h et avec l'intention d'y revenir pour une balade plus approfondie. La première impression est magique. C'est une ville carte postale avec en arrière-plan l'imposante forteresse haut perchée de Hohensalzbourg et à l'avant-plan la rivière Salzach aux reflets verts qui divise la cité en deux. La rive droite où s'étend la Neustadt (la ville nouvelle) est la moins touristique mais elle est parsemée de demeures grandioses et d'un très beau jardin qui porte le nom de notre chat, Mirabell. Nous avons dîné à la Gabler bräu, une brasserie typique, où  Marie-Christine a même bu une bière locale mais allégée à la limonade. Le serveur était particulièrement affable. C'est d'ailleurs le cas de tous les Autrichiens que nous avons croisés jusqu'à présent. J'ai lu il y a quelques années que les enfants étaient formés dès l'école primaire au sens de l'hospitalité. Cela demande vérification, mais si cela s'avère exact, cela semble marcher. Attendons quelques jours pour se faire une idée plus précise. Le serveur m'a quand même demandé d'ajouter un pourboire à l'addition. C'est la tradition en Autriche, comme aux Etats-Unis.

Le pont à cadenas.

La rive gauche du Salzach accueille la vieille ville princière dite encore Altsadt. C'est la plus touristique. Impossible de se tromper : il suffit de suivre les hordes de touristes. Je suis surpris par le nombre de visiteurs d'origine asiatique et de confession musulmane. Il n'est pas rare de croiser une femme voilée, parfois le visage entièrement couvert. Le tourisme se mondialise. C'est une bonne chose.

Le pont promenade qui enjambe la Salzach n'échappe à une mode que je trouve personnellement idiote et qu'on retrouve aussi bien à Paris qu'à Tournai : les amoureux accrochent un cadenas aux grilles de la passerelle avant de jeter la clef dans la rivière. L'amour n'enchaîne pas; il libère selon moi. Mais bon, la tradition fait vivre le commerce local. 

Dès l'entrée dans la vieille ville, il y a une maison qu'on ne peut pas rater en raison de sa couleur jaune: la maison natale de Wolfgang Amadeus Mozart qui l'a occupée jusqu'à l'âge de 17 ans. Une maison "tout à fait ordinaire", explique le petite guide officiel que nous avons acheté dans une librairie de la rive droite. Tellement ordinaire qu'il y a même un Spar au rez-de-chaussée. La demeure vaut cependant le coup d'oeil dans cette Getreidegasse qui est la rue la plus fréquentée. Juste en face il y a un charmant restaurant dont le nom sonne comme un clin d'oeil facétieux au compositeur de génie  : "zum Eulenspiegel". 

La maison natale de Mozart.

Tout rappelle évidemment la musique à Salzbourg: le nom des rues et des places qui portent pour la plupart celui de compositeurs plus ou moins connus, les musiciens de rue qui doivent d'ailleurs avoir une autorisation pour se produire - on ne s'improvise pas mélomane dans la cité de Mozart - et les décorations des commerces. J'ai eu une pensée très forte pour mon père, disparu il y a un an demi, en léchant la vitrine d'une boulangerie dont la forme des pains rappelait des instruments de musique. Boulanger de profession et musicien par passion, papa aurait apprécié. 

Autour du monument dédié à Mozart.
Autour du monument dédié à Mozart.
Autour du monument dédié à Mozart.
Autour du monument dédié à Mozart.
Autour du monument dédié à Mozart.
Autour du monument dédié à Mozart.
Autour du monument dédié à Mozart.
Autour du monument dédié à Mozart.

Autour du monument dédié à Mozart.

La forteresse, symbole de Salzbourg.

La cathédrale est monumentale. La façade principale est en restauration. Nous n'avons pas donc pas vu le marbre de l'Untersberg qui la pare. A l'intérieur le buffet baroque et les grandes orgues sont vertigineux. Nous avons visité le dôme en nous relayant. C'est une habitude lorsque nous voyageons avec Mila, obligée, comme tout chien qui se respecte, de rester la truffe dehors. Notre Border Collie a toujours son petit succès en raison de sa bonne tête et de ses yeux vairons: les touristes, surtout asiatiques, furent encore nombreux à nous demander à pouvoir la prendre en photo. En Toscane, il y a quelques années, il y avait même eu un attroupement autour d'elle. Si je devais exiger un euro à chaque cliché, je pourrais m'enfiler quelques bières locales...

Au cours de la montée vers Hohensalzbourg.

Nous avons renoncé au funiculaire pour grimper jusqu'à la forteressse du Hohensalzbourg. Toujours à cause de notre toutou : il fallait lui mettre une muselière pour monter dans l'ascenseur (assez cher par ailleurs), mais hors de question de lui imposer cela. Puis la montée à pied nous a fait du bien. Le château fort qui date du 11ème siècle est admirablement conservé; "l'un des mieux conservés d'Europe", s'enthousiasme même notre brochure touristique. Mais surtout il offre une vue imprenable sur Salzbourg et sur les Alpes austro-allemandes. Le ballet des selfies sur la terrasse panoramique valait à lui seul la grimpée.

 

Une vue exceptionnelle.
Une vue exceptionnelle.
Une vue exceptionnelle.
Une vue exceptionnelle.
Une vue exceptionnelle.

Une vue exceptionnelle.

Nous avons encore flâné, sans but précis, dans la vieille ville avant de reprendre la route du retour. Le quartier autour de l'église Collégiale vaut le détour avec ses maisons tout droit sorties d'un décor d'opérette. Comme je l'écrivais plus haut, Salzbourg mérite plus qu'une journée. Nous reviendrons; c'est certain. Je veux surtout marcher sur les pas de Stefan Zweig, un des écrivains étrangers que j'admire le plus. L'auteur de la Confusion des Sentiments a séjourné à Salzbourg où un sentier porte même son nom. Je conclus sur un mauvais jeu de mots indigne de l'écrivain que j'apprécie tant : Salzbourg ne manque vraiment pas de sel...

 

Dans l'ancien Salzbourg.
Dans l'ancien Salzbourg.
Dans l'ancien Salzbourg.
Dans l'ancien Salzbourg.
Dans l'ancien Salzbourg.
Dans l'ancien Salzbourg.

Dans l'ancien Salzbourg.

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