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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

De la Petite Montagne du Jura jusqu'à la chute de Quinquenouille

L'église abbatiale de Gigny

L'église abbatiale de Gigny

La Petite Montagne au menu de ce premier mercredi du mois de juillet. La région se situe à environ 20 km à l'est de Saint-Amour en direction des montagnes plus imposantes du Haut Jura. Une journée cool à la découverte du patrimoine religieux.

La sobriété de l'art roman.

Premier arrêt à Gigny, une petite bourgade dont l'originalité tient à son abbaye du XIème siècle. Un site clunicien, indique le panneau à l'entrée du village. Le Jura est la région d'où sont partis l'abbé et les moines qui ont fondé l'abbaye de Cluny, comme je l'ai expliqué précédemment lors de notre balade à Baume-les-Messieurs. L'ordre de Cluny suivait les règles assez strictes de Saint-Benoît. L'Abbatiale Saint-Pierre est tout en sobriété. Austère, je dirais même, comme la vie des moines dont le passage à la vie religieuse se célébrait comme un rite funéraire. Le petit village a même donné un pape, Jules II, qui s'était occupé du prieuré de 1492 à 1503. Il paraissait désert lors de notre visite. Pas une âme qui vive, excepté un couple de touristes qui s'est attardé, comme nous, sur les vitraux de la petite église.
Deuxième arrêt à Arinthod, dont le nom sonne très médiéval. La commune vaut pour sa place aux belles arcades et pour la petite chapelle qui la surmonte. Elle était dotée d'une forteresse détruite au XVème siècle mais dont on perçoit encore quelques traces en parcourant la petite cité. La fontaine de la place est inscrite à l'inventaire des monuments historiques. Bon à savoir pour ceux qui pratiquent la bicyclette: il est possible d'y louer des vélos électriques, idéals pour parcourir les vallons environnants. La Petite Montagne est verdoyante et offre des panoramas à couper le souffle à chaque virage. 

Arinthod, ses arcades et sa petite chapelle.
Arinthod, ses arcades et sa petite chapelle.
Arinthod, ses arcades et sa petite chapelle.
Arinthod, ses arcades et sa petite chapelle.
Arinthod, ses arcades et sa petite chapelle.

Arinthod, ses arcades et sa petite chapelle.

La troisième escapade de l'après-midi nous a menés vers Saint-Julien, dont l'église contient les vitraux les plus anciens de Franche-Comté. Mais sur la route, j'ai été séduit par le nom d'une cascade que j'ai absolument voulu découvrir : la cascade de Quinquenouille. On a cherché un peu avant de découvrir la petite rivière, mais le détour valait la peine pour le côté pittoresque. Le petit sentier qui mène à la cascade m'a rappelé ceux de mon enfance, lorsque mon frère et moi traversions les champs de Verquesies (Péruwelz) qui appartenaient à mon grand-père. Les bois sont revêtus de mousses qui donnent à l'endroit un petit air de la forêt de Poudlard qui jouxte l'école des sorciers dans les aventures de Harry Potter. Voldemort est même passé par là, car la cascade de Quinquenouille était à sec. Pas une goutte d'eau ne s'échappait de la chute qui fait au moins une vingtaine de mètres de haut. La canicule a même eu raison des quelques poissons de la rivière. Cela fait réfléchir aux effets du réchauffement climatique alors que l'endroit est plutôt frais et verdoyant.

La cascade de la Quinquenouille hélas à sec.

Il y a quand même eu une chute: la mienne. Je me suis en effet étalé de tout mon long dans le lit de la rivière asséchée en glissant sur la glaise qui recouvrait les rochers de la rive. J'ai surtout eu peur pour mon appareil photo que je tenais en main, mais il s'en est sorti sans casse comme ma grande carcasse. Valentine a ri de bon cœur tandis que Marie-Christine a un très court moment craint de devoir appeler les services de secours. Les libellules sur le chemin de retour m'ont fait oublier ma mésaventure. 

Une cascade à sec, des poissons morts.

 

Sur le chemin de la cascade de Quinquenouille.
Sur le chemin de la cascade de Quinquenouille.
Sur le chemin de la cascade de Quinquenouille.
Sur le chemin de la cascade de Quinquenouille.

Sur le chemin de la cascade de Quinquenouille.

Notre balade s'est terminée à Saint-Julien, dont l'église possède en effet de magnifiques vitraux qui remontent à 1508. Le village était également relativement désert. Je ne sais si c'est en raison de la crise économique ou en raison des effets de la chaleur, mais cela me frappe depuis que nous sommes arrivés dans cette partie, pourtant très chatoyante, du Jura, même si l'impression d'être pratiquement seuls au monde, sans marcher sur les pieds d'autres touristes, n'est pas totalement désagréable...

Les vitraux de l'église Saint-Julien.Les vitraux de l'église Saint-Julien.

Les vitraux de l'église Saint-Julien.

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