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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

La côte d'Opale: "un bel écartement de collines que la mer emplit comme un vase"

Coucher de soleil sur Ambleteuse.

Coucher de soleil sur Ambleteuse.

Le petit déjeuner à la Ferme de Guindal confirme l'impression ressentie la veille. L'hôte est sympathique en diable. Chaleureuse sans être envahissante, serviable sans être obséquieuse. Nous avons rencontré des Leuzois autour de la table. On vous disait hier que le nombre de Belges était assez impressionnant le long de la côte d'Opale mais sans la désagréable impression d'être les uns sur les autres ou de se marcher sur les pieds. 


 

Le cap Blanc-Nez.
Le cap Blanc-Nez.
Le cap Blanc-Nez.
Le cap Blanc-Nez.
Le cap Blanc-Nez.

Le cap Blanc-Nez.

L'église de Tardinghen.

Après avoir consulté la carte des randonnées des 2 caps, j'ai choisi la balade la plus longue (33 km), mais avec la possibilité de la raccourcir en empruntant d'autres sentiers balisés. Elle a la particularité de relier les deux caps. Une fois au point de départ, fixé à Audinghen, je me suis rendu compte que la promenade était destinée aux... cavaliers. Changement de cap dès lors: j'ai jeté mon dévolu sur une autre balade qui démarre du cap Blanc-Nez que nous n'avions pas visité la veille. La balade B sur la carte. Sur la route, nous nous sommes arrêtés à Tardinghen dont le point de vue depuis la petite église Saint-Martin donne une vue imprenable sur la mer et l'arrière-pays.  

Le Mur de l'Atlantique.

Le cap Blanc-Nez est un ode à l'évasion. Depuis la pointe, on voit les bateaux partir de Calais vers l'Angleterre et le reste du monde. La Manche accueille un quart du trafic maritime mondial, précise un des panneaux didactiques similaires à ceux du cap Gris-Nez. On peut presque toucher les falaises du pays de Sa Majesté du bout des doigts par temps clair. En scrutant le paysage, on comprend mieux pourquoi les Allemands pensaient que les alliés allaient débarquer dans le Pas-de-Calais pendant la deuxième guerre mondiale. Il n'y a pas mal de références historiques au Mur de l'Atlantique dans les cités de la côte d'Opale qui comptent de très beaux musées comme celui d'Ambleteuse baptisé "39-45". 

La balade des balcons d'Escalles.
La balade des balcons d'Escalles.
La balade des balcons d'Escalles.
La balade des balcons d'Escalles.
La balade des balcons d'Escalles.
La balade des balcons d'Escalles.
La balade des balcons d'Escalles.

La balade des balcons d'Escalles.

Comme expliqué la veille, le balisage des randonnées n'est pas le point fort du tourisme de la côte d'Opale. Nous n'avons jamais trouvé le panneau qui faisait référence à la balade B de notre petite carte. Nous avons même longé toute une partie de la départementale 940 pour trouver un point d'entrée. En vain. Peut-être ai-je perdu le sens de l'orientation, l'âge avançant... Nous sommes même descendus jusqu'à Escalles, le dernier village avant la montée vers le cap Blanc-Nez. Là, nous avons jeté notre dévolu sur un autre sentier de randonnée qui épouse un peu les contours de celui que nous avions choisi initialement: les Balcons d'Escalles (7,8 km). Nous n'avons pas regretté le changement. La balade nous a donné un très bel aperçu de l'arrière-pays sans pratiquement jamais perdre de vue la mer. Le ciel épuré donnait à la terre des reflets colorés où la gamme des verts et la palette des bruns se disputaient la prédominance. Les haies d'aubépine apportent une jolie touche rouge. Les agriculteurs étaient en plein travail, mais ils n'étaient pas seuls : une nuée de mouettes était dans le sillage de leurs tracteurs. La terre des 2 caps est aussi et surtout agricole.

Le cap Blanc-Nez au soleil couchant.
Le cap Blanc-Nez au soleil couchant.
Le cap Blanc-Nez au soleil couchant.
Le cap Blanc-Nez au soleil couchant.
Le cap Blanc-Nez au soleil couchant.

Le cap Blanc-Nez au soleil couchant.

La balade des Balcons s'est terminée là où nous aurions dû emprunter le début de la balade B, au Mont Hubert que l'on gagne en empruntant un sentier rocailleux à travers deux rangées d'arbres bas. On s'est malgré tout trompé une fois au cours de la balade des Balcons mais notre erreur nous a permis de découvrir une crête entre terre et mer qui valait ce détour improvisé.

A la recherche de promeneurs.

Nous avons jeté un dernier coup d’œil sur le cap Blanc-Nez dont les couleurs varient avec l'heure du jour. Il était un peu plus de 16h, mais le soleil présentait déjà ses premiers signes de fatigue et couvrait la mer d'une belle lumière dorée. Nous avons aperçu l'hélicoptère qui parcourt la côte à la recherche de promeneurs un peu trop aventuriers à l'heure de la marée.  

Il n'était pas trop tard pour reprendre la route vers Ambleteuse, où il y a un joli fort, promet le guide touristique des 2 caps. Nous sommes arrivés lors du coucher de soleil dont les réverbérations étaient magiques sur les rochers de la plage. Le fort, construit par Vauban en 1680, était coiffé d'un halo bleuté. Il y a une rivière, la Slack, qui arrive à ses pieds avant de gagner le grand large. Le monument était fermé à notre arrivée, mais nous avons longé la plage pendant près d'une heure pour goûter aux reflets du soleil couchant. Féerique. 

La rivière Slack à Ambleteuse.

Ambleteuse, son fort et les alentours.
Ambleteuse, son fort et les alentours.
Ambleteuse, son fort et les alentours.
Ambleteuse, son fort et les alentours.
Ambleteuse, son fort et les alentours.
Ambleteuse, son fort et les alentours.
Ambleteuse, son fort et les alentours.
Ambleteuse, son fort et les alentours.

Ambleteuse, son fort et les alentours.

Nous ne pouvions pas quitter la côte d'Opale sans un plat de poissons et de crustacés. Nous avons poussé une pointe jusqu'à Audrecelles, dont, nous avait dit notre hôte de la Ferme de Guindal,  la place est envahie par des voitures immatriculées en Belgique. Nous confirmons. Il n'y avait que des Belges aux tables du "Loup de Mer" que nous avons choisi après avoir hésité avec le restaurant "chez Mimi", le sobriquet dont on affuble notre chien Mila.

Très bonne blonde.

Avant l'ouverture du "Loup", nous avons pris un verre dans un estaminet de la place où j'ai apprécié la bière pression des "2 caps". Une aussi jolie blonde que Marie-Christine, cela va de soi  J'ai commandé des moules au "Loup de Mer" et Marie-Christine, un filet de Merlu. Le menu à 23 euros vaut la peine. Une belle soirée avant de goûter à un sommeil réparateur à Marquise. 

La plage de Sangatte.
La plage de Sangatte.
La plage de Sangatte.
La plage de Sangatte.
La plage de Sangatte.
La plage de Sangatte.
La plage de Sangatte.
La plage de Sangatte.

La plage de Sangatte.

Des spectacles immenses (...) des étages de champs et de prés cousus les uns aux autres (...) et toujours, tout au fond, à l'occident, un bel écartement de collines que la mer emplit comme un vase.

Victor Hugo à propos de la côte d'Opale

Le lendemain, le temps faisait plutôt grise mine après nous avoir gâtés pendant deux jours. Nous avons fait une dernière promenade le long de la mer à Sangatte, connu pour son centre de réfugiés. J'adore l'alignement des piquets en bois qui renforcent la digue face à l'avancement de la mer. C'est prétexte à de très jolies photos. Les cabanes sur pilotis qui surplombent la digue, probablement celles de pêcheurs, donnent un cachet désuet à la plage. La plupart mériteraient d'être restaurées d'ailleurs. De Sangatte, on devine très bien l'intensité du trafic maritime depuis le port de Calais, où nous avons terminé notre séjour avant de reprendre la route.

Le phare de Calais.

J'aurais bien voulu me balader dans le port - j'adore le va-et-vient des bateaux -, mais la pluie s'est invitée bien malgré nous. Nous avons mangé un paquet de frites que nous n'avons pas arrosé de vinaigre contrairement à la tradition locale. Calais m'a l'air une cité fort active si j'en crois le Dragon qui remplissait la place et qui fait l'objet de tout un spectacle présenté à travers la ville. Elle vaut sans doute une autre visite, plus longue.

La côte d'Opale, c'est un dépaysement assuré, à deux heures à peine de la Wallonie picarde. Je comprends mieux pourquoi il y a autant de gens de chez nous qui en sont tombés amoureux. J'ai retrouvé un extrait d'une lettre que Victor Hugo a écrite à sa fille Adèle et dans laquelle il décrit la côte d'Opale (repris du livre sur "l'école de Wissant et ses peintres") : "Des spectacles immenses (...) des étages de champs et de prés cousus les uns aux autres (...) et toujours, tout au fond, à l'occident, un bel écartement de collines que la mer emplit comme un vase".

Tout est écrit. Tout est dit.

Charles De Gaule et le Dragon de Calais.
Charles De Gaule et le Dragon de Calais.

Charles De Gaule et le Dragon de Calais.

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