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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Montréal: une poutine pour se remettre à l'heure québécoise

Mère et fille autour du plat traditionnel québécois.

Mère et fille autour du plat traditionnel québécois.

Vol TS111. 825 km/h. 17h32, heure belge. Quelque part au-dessus de l'Atlantique. Entre Paris et Montréal. 1 heure 31 minutes avant d'atterrir au Québec où notre fille Valentine termine ses études de droit. C'est la deuxième fois que nous nous rendons à Montréal après un premier voyage en famille il y a huit années aux USA puis au Canada. 
Nous avons pris l'avion à Paris. Je pensais voir davantage de masques de protection ce matin en montant dans le TGV à Lille en direction de l'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle. Mais j'en ai aperçu six ou sept tout au plus, dont plusieurs portés par des agents aéroportuaires. La psychose autour du Coronavirus n'a pas gagné toute la population. J'avoue avoir pensé au fameux Covid-19 en empruntant l'ascenseur de la gare de Lille-Europe que nous avons partagé avec des passagers d'origine... asiatique. Ils étaient même assis à nos côtés dans le train. Crainte aussi infondée que ridicule, mais l'épidémie touche aussi les esprits.

Notre atterrissage à Montréal.


Le vol à bord de l'airbus d'Air Transat est agréable, sans trop de perturbations. J'ai eu un avant-goût du Québec en visionnant le film Antigone de la réalisatrice Sophie Desrape, récompensé par le Ramdam, le festival du film qui dérange de Tournai. Une vraie claque. Je le conseille vivement. Formidablement interprété. Impatient de retrouver notre fille. Et dommage que Max, son frère, a dû rester en Belgique pour ses études. On lui racontera. C'est aussi le but de ce blog: garder une trace écrite de nos voyages, le partager avec la famille, les amis et ceux qui aiment s'évader et dispenser quelques conseils utiles avec, on l'espère, de bonnes adresses. C'est parti pour dix jours au pays des caribous.
Nous avons retrouvé Valentine à la station de métro Lionel Groux après avoir emprunté la ligne de bus 747 qui mène au centre-ville depuis l'aéroport. Les formalités douanières ont changé depuis notre dernier voyage en Amérique du Nord. Le contrôle des passeports passe par une borne électronique qu'il faut manipuler soi-même (A Paris, on passe même par un sas d'identification). Il y a encore des agents en chair et en os mais qui semblent opérer un tri entre les voyageurs avant de procéder à un contrôle supplémentaire éventuel à la sortie de l'aéroport.

Le Saint-Laurent en partie gelée.


Après deux mois à Montréal, Valentine connaît toutes les subtilités du métro montréalais. La différence de température entre la station et l'extérieur est saisissante. Le thermomètre flirte avec les moins 8 degrés. Un froid glacial mais sec, supportable dès qu'on se met à marcher à un bon pas. Au bout de 8 heures de vol, 40 minutes de transport en commun et un quart d'heure de marche sur les trottoirs enneigés (et parsemés de vélos enfoncés dans la poudreuse), nous avons gagné notre Airbnb du boulevard Saint-Laurent. L'appartement est agréable malgré deux volées d'escalier tellement raides qu'elles donnent le vertige. Le balcon croule sous près de 30 cm de neige.

La Banquise, dont la spécialité est la poutine.


Pour notre premier resto à Montréal, nous avons jeté notre dévolu sur la Banquise, un resto dont la spécialité est la poutine, un mélange de frites, de fromage et de sauce brune. Incontournable au Québec.  Nous avons choisi des plats "réguliers" : deux classiques et un bacon. Je n'ose imaginer ce que doit être la "grande" portion. Cela tient au corps. Pas bon pour la ligne mais idéal pour affronter les rigueurs de l'hiver montréalais. J'ai accompagné mon plat d'une Boréale, une bière dorée et rafraîchissante, brassée à Blainville par les Brasseurs du Nord. J'avais le souvenir d'agréables bières canadiennes lors de notre premier séjour. Il se confirme.

La fameuse poutine.

La carte de la Banquise contient d'autres spécialités brassicoles et d'innombrables versions de la poutine. 42,23 dollars canadiens pour l'addition à laquelle il ne faut pas oublier d'ajouter les 10% de pourboire (non compris dans les prix affichés). Il faut se rendre tôt à la Banquise pour avoir une place, car l'adresse, très connue, a du succès, mais le service, assuré par un personnel jeune et sympathique, roule.

Notre chambre avec balcon blanc neige.

Après un passage à l'appartement que Valentine occupe pendant ses quatre mois au Québec, nous avons gagné notre Airbnb en Uber, idéal et relativement bon marché pour se déplacer dans Montréal, la nuit venue. C'est fourbus, avec six heures de décalage horaire dans les jambes, que nous avons sombré dans les bras de Morphée. 22h30 heure canadienne, mais 4h30 heure belge. Vivement notre première journée complète à Montréal.

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