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Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Du parc de la Rivière-du-Moulin au lac des Pères, l'immensité sous nos pieds

Raquettes au pied dans le parc de la Rivière du Moulin.
Raquettes au pied dans le parc de la Rivière du Moulin.
Raquettes au pied dans le parc de la Rivière du Moulin.

Raquettes au pied dans le parc de la Rivière du Moulin.

Dans une région aussi riche sur le plan environnemental que celle de Saguenay, il est difficile de faire des choix de visites et d'excursions, surtout lorsqu'il reste une journée avant de reprendre la route de Montréal. On a toujours peur de passer à côté d'un incontournable. Alors que choisir pour une dernière excursion ? Le lac Saint-Jean à l'ouest? Un peu trop éloigné. On perdrait trop de temps dans la voiture. Le parc national du fjord-du-Saguenay? On a déjà eu un bel aperçu de la vallée glaciaire depuis l'autre rive. Puis nous ne sommes pas suffisamment bien équipés pour s'enfoncer à pied jusqu'à la baie de l’Éternité.

Le sentier des Moulins.

Nous avons finalement fait confiance à l'employé de l'Office du tourisme que nous avions rencontré hier. Il conseillait le parc de la Rivière-du-Moulin pour la pratique de la raquette. "La nature en ville", nous avait-il dit. Il avait raison: l'endroit se trouve à à peine 10 km de notre hôtel. Et il est totalement dépaysant avec ses sentiers dédiés au ski de fond, à la raquette ou à la marche à pied le long d'une jolie rivière gelée. Valentine est restée à l'hôtel pour terminer un autre travail de droit. Seuls Marie-Christine et moi avons chaussé les raquettes. 6 dollars la location par personne.

Bien balisé.

L'accès au parc est gratuit ce qui n'est pas le cas des parcs nationaux. Il faut un petit temps d'adaption pour maîtriser les crampons des raquettes, mais l'exercice est plaisant. J'en avais déjà pratiqué lors d'un voyage de presse dans le Queyras (Alpes françaises), ce qui n'est pas le cas de Marie-Christine, mais elle s'est rapidement adaptée. C'est un chouette sport à pratiquer en famille. Nous avons emprunté le sentier 4-1, une boucle réputée difficile, mais cela ne nous a pas posé de problème. Les promenades sont très bien balisées. Nous avons apprécié. Revigorant: il n'y a pas d'autre mot pour décrire la matinée.

Le lac des Pères au parc national des Monts Valin.

L'après-midi, nous avons suivi un autre conseil dispensé par l'Office du tourisme : une balade dans le parc national des Monts-Valin situé à une bonne demi-heure de Saguenay. Nous aurions bien voulu faire la balade dans la vallée des fantômes, mais il était trop tard. Il faut prévoir une journée entière pour cette excursion et partir tôt dans la matinée. Nous sommes aussi arrivés trop tardivement pour louer des raquettes à la grande déception de Valentine qui nous a accompagnés cette fois. Mais le sentier que nous avons choisi, celui du lac des Pères, était suffisamment bien damé pour être emprunté avec une bonne paire de chaussures de marche. L'accès au parc est payant : 8 dollars par personne. Ne pas partir sans le sou pour se promener dans les endroits protégés du Québec. 

Le long du sentier du lac des Pères.
Le long du sentier du lac des Pères.
Le long du sentier du lac des Pères.
Le long du sentier du lac des Pères.

Le long du sentier du lac des Pères.

Le départ est au centre de découverte et de services où il est possible de louer, outre des raquettes, des skis de fond et des VTT des neiges. Comme au parc de la Rivière-du-Moulin, les sentiers sont bien balisés. Le sentier du lac des Pères est une jolie boucle de 3 km que nous avons prolongée par une incursion sur le sentier du pic de la Tête-de-Chien le long duquel se situe un belvédère qui offre un joli panorama sur le parc. Le lac des Pères doit son nom à deux prêtres qui venaient souvent y pêcher dans les années 50. Il marque le début de la montée vers les pics du massif avec un dénivelé de 500 m.

La balade du lac des Pères est réputée facile, mais il y a quand même quelques jolies montées et descentes dont se souviennent les jambes de Marie-Christine et de Valentine. J'ai entraperçu un écureuil beaucoup plus farouche que celui du parc de Montréal au début de notre séjour.

Le belvédère valait bien quelques mètres de plus.
Le belvédère valait bien quelques mètres de plus.
Le belvédère valait bien quelques mètres de plus.
Le belvédère valait bien quelques mètres de plus.
Le belvédère valait bien quelques mètres de plus.
Le belvédère valait bien quelques mètres de plus.
Le belvédère valait bien quelques mètres de plus.
Le belvédère valait bien quelques mètres de plus.

Le belvédère valait bien quelques mètres de plus.

Je me suis moqué des pas hésitants de Marie-Christine et Valentine dans les descentes glissantes, mais c'est finalement moi qui me suis pris une belle gamelle sur une bête bosse juste dans les derniers mètres de la randonnée. Cela m'apprendra. Nous nous sommes réchauffés au brasero qui se trouvait juste en face du centre de découverte avant de reprendre la route. J'ai pensé au cours de la balade à une réflexion que m'avait faite une connaissance avant notre départ au Canada qu'il avait déjà visité: les Alpes sont aussi belles, m'avait-il dit. Il avait été déçu par les massifs du Québec. Je peux comprendre son point de vue que je ne partage pas cependant. Les forêts peuvent paraître semblables, mais ici, au Canada, se dégage un sentiment d'immensité, comme si la civilisation se perdait à jamais au milieu des rivières et des montagnes. Personnellement, cela me donne envie de revenir pour d'autres randonnées plus longues et plus aventureuses.

La fin de journée chez Mamy.
La fin de journée chez Mamy.
La fin de journée chez Mamy.

La fin de journée chez Mamy.

Nous avons terminé la journée chez Mamy, l'équivalent d'une de nos friteries belges excepté qu'ici, on n'y sert pas des cornets de frites mais des poutines. On n'y fait pas de la grande gastronomie, mais cela suffit à se caler après une après-midi de balade dans le grand froid. Puis c'est très couleur locale. Je n'ai pas l'impression que le snack accueille beaucoup de touristes vu les regards curieux que nous avons essuyés. Nous étions un peu les attractions de la soirée... Des Belges qui mangent une poutine, dis, une fois, ce n'est pas si courant... Oupelaï...

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