Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les carnets d'évasion d'un journaliste du terroir

Les voyages et les excursions seul ou en famille de Daniel Foucart : pour donner quelques idées, bons plans et astuces.

Voyager au Canada en période Covid, c'est aléatoire...

Même les écureuils étaient désolés pour nous.

Même les écureuils étaient désolés pour nous.

Les mesures liées à la lutte contre le Covid-19 ont gâché mon troisième voyage au Canada, un pays que j'aime pourtant beaucoup. Je vais raconter ma mauvaise expérience, car cela pourra servir à d'autres voyageurs. Un préalable: je ne suis pas du tout un antivax. Chaque membre de ma famille est vacciné trois fois. Je ne nie pas non plus les dangers du coronavirus: j'ai perdu un oncle, un deuxième a été hospitalisé longtemps et une nièce est touchée par le Covid long. C'est plutôt l'absurdité de certaines mesures que je dénonce ici.

Revenons au point de départ: mon fils et moi nous faisions une joie d'aller voir Valentine à Montréal où elle vient de décrocher un permis de travail d'une année après un stage dans une institution belge présente au Québec. Notre arrivée était prévue le 1er avril, date à partir laquelle le gouvernement du Canada a décidé de ne plus exiger de test de dépistage Covid obligatoire endéans les 72 heures qui précèdent le départ. Ne subsistent que les tests aléatoires qui sont appliqués à la sortie de l'avion. Maxime et moi étions partis confiants. Nous avions fait deux auto-tests chacun avant le départ: tous négatifs. Mais c'était compter sans la malchance.

Le fleuve Saint-Laurent depuis le parc Jean-Drapeau.

Dès la sortie de l'avion, Maxime a été interrogé sur la raison de sa venue au Canada. Rien à voir avec le Covid, mais ça refroidit l'atmosphère, même si la neige avait déjà quitté le Québec. La tête de mon fiston ne revenait décidément pas aux agents des douanes puisqu'un deuxième l'a envoyé au stand des tests dans un hall de l'aéroport. Cela se fait à la tête du client, ce que j'estime discriminatoire. Maxime s'est donc fait chatouiller les narines avec une tigette. Et comme je l'ai écrit, il était confiant tout comme moi. Le résultat est promis dans les 48h. Et plus besoin de quarantaine en attendant le verdict, contrairement aux mesures précédentes. On peut donc prendre les transports en commun, aller au resto tout en étant potentiellement positif. Pas très logique de prime abord.

Le résultat est tombé le lendemain au lever. Patatras. Test positif. Charge virale faible, est-il précisé dans le mail. Avec trois hypothèses: soit mon fils est en fin de contamination, soit au début. Ou encore il s'agit d'un faux positif. Rare mais possible. Le courrier électronique précise même que si le test était refait avec le même échantillon, le résultat pourrait s'avérait négatif vu la faiblesse de la charge virale.

C'était la douche froide: à l'eau, les excursions dans un parc naturel, les restos en famille ou les visites d'expo à Montréal. Max devait se mettre en quarantaine dès la réception du résultat. Dix jours, soit la durée de notre séjour. Avec un autre risque : que sa sœur et moi devions aussi nous confiner obligatoirement. 

Le parc et le stade Olympique.

Cela ne rigole pas: on promet une amende jusqu'à 750.000 dollars si on a l'idée de ne pas répondre aux exigences de la quarantaine. Le lendemain, Maxime a reçu un coup de fil d'une agente de la santé fédérale. Celle-ci avait ses coordonnées via les documents sanitaires remplis avant le départ au Canada, le fameux "Arrive-CAN", une application téléchargeable sur téléphone portable. Elle a été très correcte. On la sentait soulagée de ne pas se faire engueuler, ce qui doit être souvent le cas avec les personnes testées aléatoirement et dont le test s'avère positif. On la sentait même embêtée de demander à un jeune homme de 22 ans de rester toute la durée de ses vacances confiné dans endroit clos.

L'agent de contrôle qui a sonné à la porte de l'appartement le lendemain  a aussi été aimable, même s'il a confirmé la quarantaine. On l'a assailli de questions. L'auto-test que Max a refait s'avère négatif ? Il doit rester enfermer dix jours malgré tout. Charge virale faible? Dix jours. Le ministère régional du Québec préconise cinq jours et le gouvernement fédéral, dix. Quel avis compte? Celui du fédéral pour les touristes qui proviennent de l'étranger. C'est d'autant plus absurde que dans le mail fédéral qui divulguait les résultats, un lien renvoyait vers le ministère de la santé du... Québec. De quoi jeter le trouble, mais cela reste dix jours.

Montréal by night.

Consolation: Valentine et moi, dont les auto-tests sont restés négatifs, n'avons pas dû respecter une quarantaine. Nous avons en effet pu expliquer que Maxime pouvait s'isoler dans une partie de l'appartement qui, par chance, compte deux étages. L'agent de contrôle qui est obligé de rester sur le pas de la porte et l'agente de quarantaine qui a passé le coup de fil nous ont cru sur parole. Je plains les vacanciers qui ne peuvent pas isoler un des leurs qui est testé positivement. Cela les oblige aussi à une quarantaine, de 14 jours cette fois. Un autre facteur de discrimination à mes yeux. 

On a craint jusqu'au bout la visite d'un agent de la paix qui aurait pu investiguer davantage dans l'hébergement mais elle n'est pas survenue. Nous n'avons été contrôlés "que" deux fois et en début de quarantaine. Maxime a "profité" de ces quelques jours pour étudier un peu. Par chance, j'avais emporté un pc portable qui lui a permis de récupérer quelques cours. Mon fiston a également pu prolonger son séjour de quelques jours après la quarantaine de manière à profiter du Québec avec sa sœur, mais cela nous a valu un supplément pour le billet d'avion retour et le ticket de train entre Paris et Lille.

La biosphère de l'île Sainte-Hélène.

Personnellement, j'ai pu visiter Montréal mais sans l'enthousiasme qui m'animait lors des deux premières visites. J'ai même trouvé la ville grise et sale après la fonte des neiges. Tant que subsisteront les tests aléatoires, je m'abstiendrai de traverser l'Atlantique. Je trouve plus juste l'obligation de présenter un test réalisé dans les 72h précédant le départ qu'un test réalisé à la tête du client sur le territoire du Canada.

Ce texte a été écrit le 13 avril 2022 avec l'espoir que pour celles et ceux qui le lisent, les mesures fédérales auront changé et/ou que ce maudit Covid aura disparu.

 

Max et sa sœur au parc Mont-Royal avant que le résultat au test aléatoire ne tombe.

Max et sa sœur au parc Mont-Royal avant que le résultat au test aléatoire ne tombe.

Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.
Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.
Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.
Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.
Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.
Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.
Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.
Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.
Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.
Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.
Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.

Quelques images de Montréal lors de mes pérégrinations solitaires.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article